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                                                                          Coloscopie
                                     avec dilatation, pose de prothèse ou traitement par argon.




A la demande de votre médecin, une coloscopie avec dilatation / pose de prothèse / traitement par argon vous est proposée.

Afin que vous soyez clairement informé(e) du déroulement de cet acte médical, nous vous demandons de lire attentivement ce document d’information. Le médecin est à votre disposition pour vous apporter, en complément, toute autre précision que vous souhaiteriez obtenir.

Le formulaire complet en .pdf peut être téléchargé en bas de page.

Description de l’examen

La coloscopie permet de visualiser le gros intestin et l’iléon terminal (dernière partie de l’intestin grêle) à l’aide d’un long tube flexible muni à son bout d’une caméra (=endoscope) introduit par l’anus.

Une dilatation consiste à gonfler un ballon de dilatation à travers le rétrécissement afin d’en augmenter le diamètre et ainsi permettre de corriger l’obstruction iléale ou colique et d’en supprimer les symptômes (douleurs abdominales, ballonnements, gonflements, nausées, vomissements). Ces rétrécissements sont généralement le résultat soit d’une inflammation/fibrose (Maladie de Crohn, colite ulcéreuse), soit ischémique lorsque la circulation sanguine locale est diminuée, généralement au niveau d’une anastomose (endroit où deux bouts d’intestin ont été recousus ensemble), soit encore d’un processus expansif (tumeur).

La pose d’une prothèse expansible métallique consiste à placer une sorte de ressort à l’endroit du rétrécissement pour permettre de corriger l’obstruction et d’en supprimer les symptômes (douleurs abdominales, ballonnements, gonflements, nausées, vomissements). Les prothèses ne sont généralement placées que dans les cas d’obstruction sur tumeur, soit temporairement jusqu’à la résection chirurgicale de la partie rétrécie, soit définitivement si une opération n’est pas envisageable.

Pour une dilatation ou la mise en place d’une prothèse, l’emploi de rayon X est généralement nécessaire.

Un traitement par argon consiste à brûler localement, au moyen d’un arc électrique d’environ 1-2 mm au bout d’une sonde introduite à travers le canal de travail de l’endoscope, des malformations vasculaires (télangiectasies, angiodysplasies…) qui saignent ou de petites lésions de la muqueuse (par exemple reste de muqueuse anormale après polypectomie).


Quels sont les risques de cet examen? - Quelles sont les chances de réussite de cette intervention ?

Il n’est généralement pas possible de dire si une dilatation ou une pose de stent est, de façon certaine, possible avant l’examen, car cela dépend de ce qui est observé au moment de l’examen.

Les complications possibles sont :

  • Une réaction aux médicaments administrés (veuillez signaler aux médecins vos intolérances et allergies médicamenteuses connues).
  • Une perforation (trou dans la paroi de l’intestin avec risque de péritonite, 4,5%).
  • Un saignement significatif (moins de 2%)
  • Une infection (moins de 2%)
  • Une migration du stent se produit dans environ 11% des cas
  • Les complications d’un traitement par argon sont surtout le risque d’une perforation (0,2%).

Ces complications sont donc de l’ordre de quelques pourcents mais peuvent néanmoins avoisiner les 20-30% dans des cas techniquement difficiles.

Aspects financiers – Assurance maladie

Cet examen est pris en charge par l’assurance-maladie de base. Cependant si une hospitalisation pour la nuit est prévue, une demande spéciale auprès des instances compétentes devra être demandée pour les patients extra-cantonaux.

Autres options diagnostiques ou thérapeutiques

Une dilatation dans le cas d’un rétrécissement (dans le cas d’une maladie de Crohn ou colite ulcéreuse, au niveau d’une anastomose) ou la mise en place d’une prothèse (dans le cas d’une tumeur obstructive) permet généralement d’éviter une chirurgie et les risques qui en découlent. Dans le cas particulier d’une tumeur obstructive, la mise en place d’une prothèse permet, dans un premier temps, de corriger l’obstruction mécanique afin de pouvoir planifier une opération élective et ainsi de diminuer les risques opératoires d’une chirurgie en urgence.

Comment se prépare-t-on à l’examen ?

La coloscopie exige un  « nettoyage » approfondi du gros intestin. Le côlon doit être propre pour permettre un examen précis et réaliser les éventuels gestes thérapeutiques. Pour préparer l’intestin et éviter l’accumulation de matières fécales, un régime alimentaire doit être suivi durant les trois jours précédant l’examen (voir feuille d’information sur le régime sans résidus). La veille de l’examen, à partir de 16 heures, vous devez boire la solution de lavement intestinal à raison d’un litre par heure (voir feuille d’information sur la préparation colique).

La diarrhée provoquée par ce liquide est l’effet recherché et nécessaire pour obtenir l’évacuation complète de l’intestin. Le matin de l’examen, vous devez prendre les médicaments prescrits par votre médecin en les avalant à l'aide de petites gorgées d'eau. Si vous êtes diabétique, nous vous prions de discuter de la prise de votre traitement avec votre médecin traitant en lui expliquant que vous devez rester à jeun à partir de minuit. Si vous prenez des médicaments qui influencent le risque de saignement (Aspirine, Tiatral, Ticlid, Plavix, Sintrom, Marcoumar, Ponstan, Voltarène, Brufen etc.) veuillez en informer de suite le Centre d’endoscopie (tél. 021 314 07 20).

Il est possible qu’en fonction des gestes techniques prévus dans votre cas vous deviez arrêter de prendre ces médicaments plusieurs jours avant l’examen. Le cas échéant, le médecin vous conseillera sur les alternatives adaptées à votre situation.

Comment se déroule l’examen ?

A l’hôpital de jour, vous vous changerez et mettrez une blouse d’hôpital. On vous placera un petit cathéter dans une veine afin de pouvoir vous injecter si nécessaire un calmant et/ou un analgésique (antidouleur).

Le médecin vous expliquera l'examen et répondra à vos questions.

Dans la salle d’examen on vous demandera de vous installer sur votre côté gauche. L’examen commence par un toucher rectal suivi par une anuscopie pour examiner le canal anal, et se poursuit par l’introduction de l’endoscope dans le rectum. L’endoscope est avancé avec des mouvements fins jusqu’à la zone à traiter. L’examen dure de 30 à 60 minutes en fonction de la complexité technique et du nombre de lésions à traiter.

Description des complications

Les complications possibles sont une réaction aux médicaments administrés (veuillez signaler aux médecins vos intolérances et allergies médicamenteuses connues).

Les complications spécifiques immédiates de la dilatation et de la mise en place d’une prothèse sont surtout une perforation (trou dans la paroi de l’intestin avec risque de péritonite, 4,5%) et plus rarement un saignement ou une infection. Les risques de complications dépendent surtout de la cause du rétrécissement (inflammation, fibrose, ischémie, tumeur…), de la longueur du rétrécissement, de l’emplacement du rétrécissement (côlon droit versus gauche versus rectum, dans un virage …), de la présence de dilatations ou d’opérations préalables.

Des douleurs abdominales transitoires pendant les 5 jours qui suivent l’examen sont fréquentes.

Une migration du stent se produit dans environ 11% des cas.

Les complications d’un traitement par argon sont surtout le risque d’une perforation (0,2%).

Ces complications sont donc de l’ordre de quelques pourcents mais peuvent avoisiner les 20-30% dans des cas techniquement difficiles. Elles peuvent survenir de suite ou quelques heures à quelques jours après l’intervention et peuvent être de gravité variable. Une hospitalisation, une nouvelle endoscopie, un traitement antibiotique voire une opération peuvent être alors nécessaires. En cas de nouvelles douleurs abdominales, de fièvre, de frissons, de vomissements répétés, ou de la présence de sang frais (rouge) ou vieux (noir) dans les selles, veuillez de suite prendre contact avec votre médecin traitant, le Centre d’endoscopie (021 314 07 20), le gastro-entérologue de garde via la centrale du CHUV au 021 314 11 11, ou les urgences de l’hôpital le plus proche.

Que se passe-t-il après l'examen? -  Que faire en cas de problèmes après l’examen ?

Si des médicaments analgésiques ou sédatifs vous ont été administrés, vous resterez au Centre d'endoscopie 30 à 60 minutes en attendant que leur effet immédiat s’estompe.

Il est interdit de conduire un véhicule ou de travailler avec des machines jusqu’au lendemain car vos capacités de réaction peuvent être altérées. Il est donc utile de demander à une personne de vous raccompagner à votre domicile ou d’utiliser les transports publics. Pour les mêmes raisons, il vous est également déconseillé de prendre, le jour de l'examen, des décisions importantes requérant toute votre lucidité (signer des documents d’une valeur légale). En principe après l’examen, vous pourrez manger, boire et prendre vos médicaments.

En cas de douleurs abdominales nouvelles, de fièvre, de frissons, de vomissements répétés, ou de la présence de sang frais (rouge) ou vieux (noir) dans les selles veuillez de suite prendre contact avec votre médecin traitant, le Centre d’endoscopie (021 314 07 20), le gastro-entérologue de garde via la centrale du CHUV au 021 314 11 11, ou les urgences de l’hôpital le plus proche. Si vous n'arrivez pas à joindre un médecin, vous devez vous rendre rapidement à l'hôpital le plus proche.


Formulaire d'information téléchargeable (version pdf):
glg_coloscopie_stent_argon_dilat_sans_crase_18.08.2010_code_barre.pdf





Dernière modification le 11.03.2011 - Impressum - Informations juridiques