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Rectosigmoïdoscopie
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A la demande de votre médecin, une rectosigmoïdoscopie avec argon/dilatation/prothèse vous est proposée.
Afin que vous soyez clairement informé(e) du déroulement de cet acte médical, nous vous demandons de lire attentivement ce document d’information. Le médecin est à votre disposition pour vous apporter, en complément, toute autre précision que vous souhaiteriez obtenir.
Le formulaire complet en .pdf peut être téléchargé en bas de page.
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Description de l’examen La rectosigmoïdoscopie permet de visualiser le rectum et le côlon gauche à l’aide d’un tube long et flexible muni à son bout d’une caméra (=endoscope). L’endoscope sera introduit par l’anus dans la dernière partie du côlon (gros intestin). L’examen est effectué par un médecin spécialement formé à cette technique, assisté d’un(e) infirmier(ère). Rectosigmoïdoscopie avec Argon Des saignements anaux répétés ont mené à des investigations qui ont mis en évidence des petits vaisseaux anormaux recto-coliques. Ceux-ci sont le plus souvent la conséquence d’une radiothérapie pelvienne antérieure (=rectite post actinique). La technique de l’électrocoagulation au plasma argon est basée sur l’effet thermique du courant électrique sur les tissus biologiques. Cet effet est appliqué par le jet d’argon ionisé à travers un tube flexible en téflon par l’intermédiaire d’une électrode en tungstène. L’argon est un gaz inerte, non-inflammable, stable et non toxique. L’électrode est avancée dans le canal de travail de l’endoscope et placée tout près des vaisseaux anormaux sans les toucher. L’application discontinue d’argon brûlera les vaisseaux responsables des saignements. Plusieurs séances (2 à 5) sont en général nécessaires. On peut utiliser également l’électrocoagulation à l’argon en complément d’une polypectomie ou pour arrêter un saignement au niveau d’une tumeur recto-colique. Rectosigmoïdoscopie avec dilatation Suite à vos symptômes répétitifs de blocage, on vous a diagnostiqué un rétrécissement (= sténose) au niveau de la dernière partie du côlon/de l’anastomose iléo-colique. Nous plaçons des ballons pneumatiques qui par l’effet mécanique d’un gonflement jusqu’à un diamètre préétabli permet l’élargissement de votre sténose. Les ballons utilisés sont de calibres différents et se dilatent sur une période limitée (en général une minute). Des ballons de calibre progressif seront employés dans la même séance ou dans des séances successives (3 à 5 séances). Si le rétrécissement est court, le ballon sera avancé sous contrôle visuel direct. Par contre, si la sténose est longue avec des virages, un guide sera utilisé afin d’éviter une perforation. Pour des sténoses très dures non-dilatables au ballon, on peut utiliser des bougies en plastique sur un guide lors de la même séance. Rectosigmoïdoscopie avec prothèse Les investigations effectuées pour vos symptômes ont mis en évidence une tumeur dans la dernière partie du côlon. Celle-ci est responsable d’un rétrécissement significatif (=sténose) de votre gros intestin, qui vous provoque des blocages. Il existe des dispositifs appelés prothèses coliques constitués d’un fil en nitinol tressé dans une structure à mailles à la fois flexibles et expansibles. La mise en place de la prothèse colique permettra une ouverture plus large de la lumière intestinale soulageant ainsi vos douleurs. On progressera avec l’endoscope jusqu’au rétrécissement diagnostiqué, pour avancer un fil guide au-delà de cette sténose. La prothèse métallique sera ensuite glissée sur le guide. Le dispositif de la prothèse est ensuite déployé en retirant le tube externe sous contrôle visuel direct et sous contrôle des rayons X. La quantité de rayons X à laquelle vous serez soumis lors de cet examen est non-significative.
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Quels sont les risques de cet examen? - Quelles sont les chances de réussite de cette intervention?
Rectosigmoïdoscopie avec Argon - Dans de rares cas – des douleurs abdominales transitoires liées à la l’utilisation du gaz ou une hémorragie lorsque la fibrine recouvrant l’ulcération se détache (5-7 jours plus tard). De très rares cas de perforation colique, d’embolie gazeuse.
- Plusieurs études rapportent une amélioration clinique, qui se traduit par un besoin moins important de transfusions sanguines après 2-5 séances d’électrocoagulation au plasma Argon.
Le traitement est efficace dans 97 à 98% des cas. Rectosigmoïdoscopie avec dilatation - Il existe un faible risque de perforation (5%) ou d’hémorragie (2%).
- Il est possible (plus de 50% des cas) qu’une seule séance de dilatation ne suffise pas pour soulager complètement vos symptômes, auquel cas des séances successives seront programmées
- Si la sténose est très dure (fibrosée), la dilatation pneumatique peut être insuffisante et dans cette situation on utilise des bougies métalliques.
Les chances de réussite d’un tel examen sont d’environ 95%. Rectosigmoïdoscopie avec prothèse - Les complications possibles au moment de la mise en place sont : un saignement au niveau de la tumeur, des douleurs abdominales, une perforation de l’intestin (2.5-5%) ou un déploiement de la prothèse inadéquat.
- D’autres complications possibles à court et à moyen terme sont : la migration ou l’obstruction de la prothèse, un saignement, une perforation ou des douleurs abdominales.
La réussite technique définie comme un placement et un déploiement corrects de la prothèse s’élève à 88 à 100%. Dans des cas isolés, en raison d’une configuration particulière de la sténose, la pose de prothèse est impossible.
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Aspects financiers – Assurance maladie Cet examen est pris en charge par l’assurance maladie de base.
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Autres options diagnostiques ou thérapeutiques Rectosigmoïdoscopie avec Argon Pour la rectite post actinique après radiothérapie, on dispose également des traitements médicamenteux locaux. Ceux-ci s’utilisent généralement en association avec l’électrocoagulation à l’Argon pour être efficaces. Rectosigmoïdoscopie avec dilatation La méthode alternative de traitement d’un rétrécissement colique/de l’anastomose est une intervention chirurgicale. Cela implique une anesthésie générale, l’ouverture de votre abdomen et une résection de la zone atteinte avec anastomose des deux bouts d’intestin restants. Pour les sténoses d’une anastomose antérieure, une incision et une suture peuvent suffire. Les complications possibles d’un tel type d’opération sont une infection abdominale, un lâchage d’anastomose ou un saignement. Rectosigmoïdoscopie avec prothèse L’option thérapeutique alternative en cas de tumeur colique obstructive est de créer une poche artificielle sur le gros intestin en amont de la zone atteinte. Cela implique une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et le port permanent d’une poche externe ou temporaire jusqu’à la résection définitive de la tumeur et le rétablissement de la continuité. De rares complications sont possibles lors d’un tel type d’opération comme une infection abdominale ou une hémorragie.
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Comment se prépare-t-on à l’examen? Vous ne devez pas venir à jeun et vous devez prendre les médicaments prescrits par votre médecin traitant sauf si vous prenez des médicaments qui influencent le risque de saignement (Aspirine, Tiatral, Ticlid, Plavix, Sintrom, Marcoumar, Ponstan, Voltarène, Brufen etc.). Dans ce cas, veuillez informer de suite le Centre d’endoscopie, tél. 021 314 07 20. Il est possible qu’en fonction des gestes techniques prévus dans votre cas, vous deviez arrêter de prendre ces médicaments au moins 10 jours avant l’examen.
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Comment se déroule l’examen? Pour commencer, vous mettrez une blouse d’hôpital et une demi-heure avant l’examen, un(e) infirmier(ère) vous fera un lavement en introduisant par l’anus une solution liquide dans la dernière partie du côlon. On vous placera un petit cathéter dans une veine afin de pouvoir vous injecter au début de l’examen un analgésique et/ou un sédatif pour vous permettre de vous détendre. Le médecin vous expliquera l'examen et répondra à vos questions. Dans la salle d’examen, on vous demandera de vous installer sur votre côté gauche. L’examen commence par un toucher rectal permettant d’examiner le canal anal. Suit une anuscopie avec l’introduction du tube dans le rectum pour inspecter attentivement la muqueuse du canal anal, puis l’endoscope sera avancé avec des mouvements fins jusqu’à 40-50 cm depuis l’anus. Rectosigmoïdoscopie avec Argon On observe d’abord les vaisseaux anormaux. En cas d’atteinte, on traitera la moitié de la surface durant la première séance pour éviter un rétrécissement ultérieur. L’électrode est avancée dans le canal de travail de l’endoscope et il est placé tout près des vaisseaux anormaux sans les toucher. L’application d’argon brûlera les vaisseaux responsables des saignements. Plusieurs séances (2 à 5) sont en général nécessaires. On peut utiliser également l’électrocoagulation à l’Argon en complément d’une polypectomie ou pour arrêter un saignement au niveau d’une tumeur recto-colique. Rectosigmoïdoscopie avec dilatation On commence par placer l’endoscope devant la zone rétrécie. Par la suite, on avance le ballon - soit sous contrôle visuel direct, soit sur un fil guide si la sténose est tortueuse et longue. Les ballons utilisés sont de calibres différents et leur capacité de dilatation s’étend sur une période limitée (en général une minute). Des ballons de calibre progressif seront employés dans la même séance ou dans des séances successives (3 à 5 séances). Rectosigmoïdoscopie avec prothèse On avance l’endoscope jusqu’à la zone rétrécie. Ensuite on passe un fil guide à travers la sténose, suivi d’un cathéter qui permettra l’injection d’un produit de contraste. On peut apprécier en utilisant des rayons X la longueur et l’anatomie de la sténose en fonction desquelles on choisit la taille de la prothèse colique. Par la suite, on glisse la prothèse comprimée sur le fil guide à l’intérieur de la sténose. Une fois bien positionnée, on commence à déployer la prothèse sous contrôle des rayons X.
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Description des complications Rectosigmoïdoscopie avec Argon Ce traitement est très bien supporté. Dans de rares cas, il peut provoquer des douleurs abdominales transitoires liées à l’excès de gaz ou un saignement lorsque la fibrine recouvrant l’ulcération se détache (5-7 jours plus tard). De très rares cas de perforation colique (apparition d’un trou dans le gros intestin) ou d’embolie gazeuse ont été décrits. Rectosigmoïdoscopie avec dilatation Cette technique est bien tolérée dans la majorité des cas. Il existe un faible risque de perforation (5%) ou d’hémorragie (2%). Si un saignement se manifeste durant l’examen un traitement endoscopique sera effectué. Ces complications sont rares, mais elles peuvent nécessiter une hospitalisation, des transfusions de sang, voire une opération. Rectosigmoïdoscopie avec prothèse La pose de prothèse colique s’effectue sans complication majeure dans la plupart des cas. Néanmoins, les complications possibles au moment de la mise en place sont : un saignement au niveau de la tumeur, des douleurs abdominales, une perforation de l’intestin (2.5-5%) ou un déploiement inadéquat. D’autres complications possibles à court et à moyen terme sont : la migration ou l’obstruction de la prothèse, un saignement, une perforation ou des douleurs abdominales..
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Que se passe-t-il après l'examen? - Que faire en cas de problèmes après l’examen? Rectosigmoïdoscopie avec Argon Si vous êtes venu(e) ambulatoirement, vous resterez au Centre d’endoscopie 30 à 60 minutes. Rectosigmoïdoscopie avec dilatation Si vous êtes venu(e) ambulatoirement, on vous surveillera à l’hôpital de jour pendant 4 heures. Vous pourrez ensuite rentrer à domicile. Rectosigmoïdoscopie avec prothèse Si vous êtes venu(e) ambulatoirement, vous serez surveillé une heure à l’hôpital de jour, puis vous serez transféré(e) en chambre ou vous pourrez rentrer à domicile. Si des médicaments analgésiques ou sédatifs vous ont été administrés, il est interdit de conduire un véhicule ou de travailler avec des machines jusqu’au lendemain car vos capacités de réaction peuvent être altérées. Il est donc utile de demander à une personne de vous raccompagner à votre domicile ou d’utiliser les transports publics. Pour les mêmes raisons, il vous est également déconseillé de prendre, le jour de l'examen, des décisions importantes requérant toute votre lucidité (signer des documents d’une valeur légale). En principe, après l’examen, vous pourrez manger, boire et prendre vos médicaments. Si vous avez des douleurs, des selles rouges, de la fièvre, des frissons, des vomissements répétés dans les heures ou les jours suivant l'endoscopie, ou en cas d’autres problèmes à la suite de l’examen, contactez immédiatement le Centre d'endoscopie (tél. 021 314 07 20) ou le gastroentérologue de garde (nuit et week-end) au 021 314 11 11 ou votre médecin traitant. Si vous n'arrivez pas à joindre un médecin, vous devez vous rendre rapidement à l'hôpital le plus proche.
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Formulaire d'information téléchargeable (version pdf): glg_rectosig_argon_dilat_sans_crase_18.08.2010_code_barre.pdf
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