Le service Attitude clinique Patients
  Home Retour Patients Retour Tous nos examens Retour Thérapie photodynamique Plan d'accèsImprimer
Rechercher
Rechercher dans le site

                                                                          Thérapie photodynamique (PDT)




A la demande de votre médecin, une thérapie photodynamique vous est proposée.

Afin que vous soyez clairement informé(e) du déroulement de cet acte médical, nous vous demandons de lire attentivement ce document d’information. Le médecin est à votre disposition pour vous apporter, en complément, toute autre précision que vous souhaiteriez obtenir.

Le formulaire complet en .pdf peut être téléchargé en bas de page.

Description de l’examen

La thérapie photodynamique (PDT) est destinée au traitement médical de certains types de cancer ou de lésions précancéreuses par la destruction des cellules cancéreuse par la lumière laser. Ce traitement se fait par voie endoscopique, à l’aide un instrument optique (en général flexible et muni d'une source de lumière) destiné à examiner les cavités naturelles du corps (l’endoscope). La thérapie photodynamique peut être utilisée comme traitement curatif (définitif) d’un cancer œsophagien précoce. La PDT est également envisageable comme traitement palliatif dans le but d’améliorer les symptômes et de prolonger la survie lors de cancer œsophagien ou des voies biliaires (cholangio-carcinome) avancé, inopérable ou en cas de contre-indication à la chirurgie. Cette thérapie est également indiquée pour l’ablation de la dysplasie de haut degré (modification précancéreuse) dans un œsophage de Barrett.

La PDT implique l’injection d’une substance photosensibilisante non-toxique, appelée Photofrin. Le Photofrin s’accumule préférentiellement dans les cellules cancéreuses et les rend sensibles à la lumière laser. Environ 48 heures après l’injection, une lumière laser rouge est appliquée au niveau de la tumeur afin de détruire les cellules tumorales sensibilisées. La transmission du faisceau laser jusqu’au site tumoral se fait par une fibre optique introduite dans le canal opérateur d’un endoscope. La thérapie photodynamique est moins agressive que la plupart des autres alternatives thérapeutiques puisqu’elle vise uniquement les cellules tumorales.


Quels sont les risques de cet examen? - Quelles sont les chances de réussite de cette intervention?

  • Le principal inconvénient est une réaction de photosensibilité qui consiste en une rougeur ou un gonflement (œdème) de la peau, des démangeaisons, une sensation de brûlure ou de chaleur. Parmi les patients avec un cancer de l’œsophage, à peu près un tiers développe un blocage œsophagien temporaire, possiblement douloureux à la déglutition, un quart présente des épanchements pleuraux et une minorité un rétrécissement (une sténose) de l’œsophage. De très rares cas de perforation œsophagienne ont été rapportés.
  • Les complications possibles chez les patients avec un cancer des voies biliaires sont une infection de la bile (rarement) ou une sténose, une perforation ou un saignement des voies biliaires (dans des cas isolés).
  • Le risque de photosensibilité est beaucoup moins fréquent lors de l’ingestion de 5 ALA (inférieur à 1%), mais on peut observer une augmentation des enzymes du foie pendant quelques semaines, de l’hypotension ou des vomissements (moins de 1%).

L’examen est techniquement réalisable dans 95-98% des cas.

Aspects financiers – Assurance maladie

Attention, cet examen n’est pas pris en charge par l’assurance maladie de base!

Comment se prépare-t-on à l’examen ?

Environ 48 heures avant le traitement proprement-dit, une injection intraveineuse de Photofrin à la dose de 2mg/kgc vous est administrée. Pour l'examen, votre estomac doit être vide. Vous ne devez donc ni boire, ni manger, ni fumer durant les 6 heures précédant l’examen. Le matin de l’examen, vous devez prendre les médicaments prescrits par votre médecin en les avalant à l'aide de petites gorgées d'eau.

Si vous êtes diabétique, nous vous prions de discuter de la prise de votre traitement avec votre médecin traitant en lui expliquant que vous devez rester à jeun à partir de minuit. Ne prenez par contre pas d'anti-acides tels qu’Alucol ou Ulcogant. Si vous prenez des médicaments qui influencent le risque de saignement (Aspirine, Tiatral, Ticlid, Plavix, Sintrom, Marcoumar, Ponstan, Voltarène, Brufen etc.) veuillez en informer de suite le Centre d’endoscopie (tél. 021 314.07.20). Il est possible qu’en fonction des gestes techniques prévus dans votre cas vous deviez arrêter de prendre ces médicaments plusieurs jours avant l’examen. Dans ce cas, le médecin vous conseillera sur les alternatives adaptées à votre situation.

Comment se déroule l’examen?

Pour commencer, vous mettrez une blouse d'hôpital et on vous placera un petit cathéter dans une veine afin de pouvoir vous injecter un analgésique et/ou un sédatif. Le médecin commencera par vous expliquer l'examen et répondra à vos questions. Vous ôterez au besoin vos lunettes et prothèses dentaires.

Pour le traitement photodynamique d’une tumeur ou d’une lésion précancéreuse œsophagienne, on utilise une sorte de petite caméra, un endoscope, introduit par la bouche. Une fibre optique introduite dans le canal opérateur de l’endoscope transmettra la lumière laser au niveau de la lésion à traiter. Pour le traitement du cancer des voies biliaires on utilise un endoscope spécial et des rayons X pour bien localiser la lésion. Pour assurer un bon drainage des voies biliaires après cette procédure, une prothèse biliaire en plastique sera temporairement mise en place.

Description des complications

La PDT est peu invasive et occasionne un faible taux de complications spécifiques. Le principal inconvénient du produit utilisé est une sensibilité prolongée au niveau de la peau qui dure au moins 30 jours, pouvant chez certains patients se prolonger jusqu’à 90 jours. Il est très important d’éviter la lumière vive après avoir reçu la substance photosensibilisante. En général, la plupart des réactions de photosensibilisation consiste en une rougeur de la peau, mais peut également provoquer un gonflement (œdème) de la peau, des démangeaisons, des sensations de brûlure ou de chaleur. Cette réaction de photosensibilité s’améliore habituellement dans les 5 jours. Si elle est très importante, vous pourriez avoir besoin d’un traitement pour limiter l’œdème et l’inconfort. Certains patients souffrant d’un cancer de l’œsophage peuvent développer des blocages temporaires (liés à l’œdème) des bolus alimentaires, possiblement douloureux, des épanchements pleuraux (accumulation d’eau autour des poumons provoquant une gêne à la respiration) et/ou un rétrécissement de l’œsophage. La sténose œsophagienne peut être élargie par voie endoscopique à l’aide des ballons pneumatiques. De très rares cas de perforation œsophagienne ont été rapportés. Les effets secondaires possibles chez les patients présentant un cancer des voies biliaires sont : une infection de la bile ou très rarement une sténose (rétrécissement), une perforation ou un saignement des voies biliaires.

Le risque de photosensibilité est beaucoup moins fréquent lors de l’ingestion de 5 ALA (inférieur à 1%), mais on peut parfois observer une augmentation des enzymes du foie pendant quelques semaines, de l’hypotension ou des vomissements (moins de 1%).

Pour effectuer la PDT au niveau des voies biliaires, on utilisera des rayons X sur de très courtes périodes, dont la dose est non-significative.

Que se passe-t-il après l'examen? -  Que faire en cas de problèmes après l’examen?

Si des médicaments analgésiques ou sédatifs vous ont été administrés, il est interdit de conduire un véhicule ou de travailler avec des machines jusqu’au lendemain car vos capacités de réaction peuvent être altérées. Il est donc utile de demander à une personne de vous raccompagner à votre domicile ou d’utiliser les transports publics. Pour les mêmes raisons, il vous est également déconseillé de prendre, le jour de l'examen, des décisions importantes requérant toute votre lucidité (signer des documents d’une valeur légale). En principe une heure environ après l’examen, vous pourrez manger, boire et prendre vos médicaments. Vous serez surveillé pendant 1 à 3 heures à l’hôpital de jour selon le geste effectué.

Si l’examen a lieu en cours d’hospitalisation, vous resterez au Centre d'endoscopie environ deux heures avant de regagner votre chambre. Si l’examen a lieu ambulatoirement, vous resterez à l’hôpital 4 heures pour surveiller vos fonctions cardiaque et pulmonaire et dans l’après-midi vous pourrez en principe rentrer à domicile.

Il est très important que vous évitiez la lumière vive après avoir reçu la substance photosensibilisante. Par lumière vive on entend : la lumière directe du soleil, les lumières intérieures vives, telles que des halogènes ou des spots, les lampes d’examen comme celles utilisées par les dentistes et les lumières intenses comme celles utilisées dans les salons de bronzage. Vous devez porter des lunettes de soleil foncées chaque fois que vous êtes à l’extérieur au cours des 4 à 6 premières semaines après le traitement. Des vêtements protecteurs comme un chapeau, des gants, une chemise à manche longues et un pantalon sont nécessaires chaque fois que vous êtes à l’extérieur sous un soleil brillant durant au moins 30 jours après l’injection de la substance photosensibilisante. A la maison vous devez fermez les rideaux ou baisser les stores des fenêtres. L’exposition à une lumière intérieure normale sans vêtements protecteurs est bénéfique parce qu’elle contribuera à éliminer, sans danger et progressivement, le produit restant au niveau de votre peau. Si vous ne prenez pas les précautions nécessaires pour éviter la lumière directe et forte, vous pourriez souffrir d’un coup de soleil grave, même après une exposition de quelques minutes à la lumière du soleil.

Si vous avez des rougeurs et/ou gonflement de peau, des blocages douloureux au niveau de l’œsophage, de la fièvre, de la peine à respirer, ou en cas d’autres problèmes à la suite de l’examen, contactez immédiatement le Centre d'endoscopie (tél. 021 314 07 20) ou le gastro-entérologue de garde (nuit et week-end) au 021 314 11 11 ou votre médecin traitant. Si vous n'arrivez pas à joindre un médecin, vous devez vous rendre rapidement à l'hôpital le plus proche.


Formulaire d'information téléchargeable (version pdf):
glg_pdt_sans_crase_18.08.2010_code_barre.pdf





Dernière modification le 11.03.2011 - Impressum - Informations juridiques